26 janvier 2017

’10ème chambre correctionnelle, Sur mesure du Président Hérald’

Faites entrer les prévenus…l’UJA de PARIS, la FNUJA, le SAF, le JAL, le CNB et l’ORDRE DES AVOCATS DU BARREAU DE PARIS…tous dans le box…vitré de la 10ème chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de PARIS.

L’UJA de PARIS et la FNUJA étaient représentées par le grand Pierrolivier SUR.

Nous étions le 21 juillet 2004 lorsque le Président HERALD, saisi de l’affaire dudit box vitré, a organisé un transport sur les lieux pour prendre les mesures de la cage de verre et se faire une idée concrète de l’entrave qu’un tel cube transparent pouvait constituer pour la libre communication de l’avocat défendeur avec son client, et lycée de versailles.

1 mètre en main, et 5 maîtres dans le dos, le Président HERALD a pris les mesures de la chose.

Un premier constat : fichtre, la bestiole est en tout point conforme aux plans de la chancellerie – Préméditation ?

A environ 1 mètre de hauteur, une ouverture de 25 centimètres existe sur toute la longueur de la paroi de verre qui sépare le banc des prévenus des pupitres des écoliers, euh, des avocats de la défense, voulais-je écrire.

Une fois assis de part et d’autre, l’ouverture est à hauteur du coude, l’avocat de profil, le prévenu sur son banc, face à l’oreille de son défenseur.

Une scène de confessionnal transparent, sans le son, apparaît, où seule une main peut entrer en contact, avec l’extérieur ou l’intérieur –c’est selon- à moins d’utiliser le microphone, ce qui peut devenir gênant pour la confidentialité des échanges mais également et surtout – ô mon amie la bonne administration de la justice – pour la tenue de l’audience si tout le monde commence à causer en même temps.

Pour être complet, un test a été effectué pour vérifier la communication orale avec le box et ses prévenus, le temps d’un transport judiciaire.

Une consoeur prend sa place d’avocate, et l’un de nos confrères fait office de prévenu. Ne pouvant envisager de se parler au travers de la vitre, tous deux plient leurs corps pour porter leurs doux visages au niveau de cet espace de communication.

Jolie scène de révérences, et de tournée de têtes, bouche-oreille/ oreille-bouche, avec, parfois, un raté – oups ! attention au bisou complice –

Grand seigneur, Pierre-Olivier accepte de passer à l’ennemi par transport de bon sentiment, et se positionne devant la place du Président de la Cour, pour tester l’arrivée du son de sa belle voix jusqu’à l’oreille de son confrère, prévenu d’un jour.

Deuxième constat : dos plié ou oreille collée à la vitre, le prévenu doit être doté d’un appareil auditif avec amplificateur, sans avoir la prétention de communiquer discrètement avec son avocat pendant l’audience.

Mais, néanmoins, il faut bien « avouer » que les aménagements sont agréables à l’œil.

Bois clair, agencement de qualité, écran plats et ordinateurs neufs pour greffier et magistrats…

Et puis, la symétrie est respectée. Un box des prévenus sur la droite, et …un box des prévenus sur la gauche.

… ???…

Sur la gauche, le box présente les mêmes dimensions, la même armature, mais point de vitre entre les bancs et les pupitres.

Vérification faite, pour le box sur la gauche, les plans de la chancellerie mentionnent « prévenus et/ou journalistes »…

Troisième constat : sans commentaire.

A suivre…

Romain CARAYOL
Secrétaire Général Adjoint – UJA PARIS

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