26 janvier 2017

Discours de passation prononcé le 27 juin 2016 par Thomas Charat

Discours présidence UJA

De Thomas Charat

Commission permanente de passation de pouvoirs du Lundi 27 juin 2016

Jeunesse impertinente pour profession entreprenante, le titre du 72ème Congrès de la FNUJA en 2015 à Nantes résume ce que symbolise l’UJA de Paris depuis sa création le 22 décembre 1922 : Faire bouger les lignes dans l’intérêt de tous.

Edouard Tercinet, André Saudemont, Roger Mettetal, Pierre Genoux-Prachée, Kadmi Cohen, Eugène Sibon et Madeleine Taupain (l’UJA de Paris déjà pionnière en comptant dès son premier bureau une femme), avec l’aide de Joseph Python, ont créé cette association à vocation syndicale dans le but de favoriser l’insertion des jeunes avocats dans la profession.

A cette époque il n’existait pas de « tarif UJA » et encore moins de statut du collaborateur. Pour s’intégrer il fallait passer plusieurs années à travailler sans autre rémunération que la reconnaissance et la bienveillance de son Patron.

Ce système barrait, dans les faits, l’accès à la profession à ceux qui n’avaient pas suffisamment de relations ou de moyens pour subvenir à leurs propres besoins durant leurs années de stage.

Le système existant au Palais à cette époque est décrit dans ces termes par Yves Ozanam, archiviste de l’Ordre des Avocats au Barreau de Paris :

« Peu ou pas rémunérées, les premières années professionnelles ne sont pas seulement une période d’apprentissage ; elles constituent en fait une sorte d’épreuve initiatique, qui décourage bien des volontés et opère une sévère sélection. Régulièrement critiqué depuis la fin du XIXème siècle, un tel système convenait en priorité à de jeunes licenciés en droit issus de familles aisées, voire fortunées, qui pouvaient envisager l’avenir sans hâte avec sérénité. »[1].

L’UJA de Paris est née de ce besoin d’évolution de la profession et de solidarité entre avocats de même génération.

L’UJA de Paris s’est très vite imposée avec pour vocation d’aider les jeunes avocats à s’intégrer dans la profession et, plus généralement, de faire tout ce qui est nécessaire pour promouvoir leur avenir.

Aujourd’hui l’UJA de Paris est la première association d’avocats parisienne, que ce soit en termes d’adhérents que de suffrages obtenus dans les institutions représentatives (Conseil de l’Ordre, CNB, Comité Consultatif de la CARPA,…).

Elle porte sa voix au-delà de Paris, sa forte présence au CNB, tant qualitativement que quantitativement, l’atteste.

 

***

Cet état d’esprit, cette vocation, cette couleur UJA me correspond.

Né le 12 décembre 1977 à Téhéran, d’un père iranien et d’une mère française, rien en principe ne me prédisposait à faire ma vie en France, malgré des origines françaises.

Le vent de l’histoire en a décidé autrement, une révolution, puis une guerre nous ont conduit définitivement à l’automne 1981 dans une France dont les roses de mai avaient déjà fané.

La France n’était alors pour moi qu’un lieu de villégiature estival auprès de mes grands-parents maternels dans les Alpes-Maritimes, qui coulaient des jours heureux sous ce bel azur après avoir connu le bleu nuit des dérives totalitaires ; mon grand-père ayant été résistant, arrêté, torturé, interné et ayant échappé de peu à la déportation.

De mon orient lointain et compliqué, je garde cette pudeur et cette discrétion qui me caractérisent. Je garde aussi cet amour des jardins et de la poésie…cette force tranquille dont m’ont affublé mes patrons…cette mélancolie qui parfois m’anime et une certaine fierté…toute perse… de cette culture doublement millénaire.

De la France, je garde, notamment, :

  • la contradiction : cette France constamment tiraillée entre tradition et révolution, entre les principes monarchiques et les principes révolutionnaires,
  • la diversité : cette France « écartelée entre le Nord et le Sud, le rêve et la réalité, la mer et la terre, la Meuse chère à Péguy et la langue d’oc de Mistral »[2],
  • l’universalité : cette France qui prend en considération autre chose qu’elle-même.

Cette double culture et cette histoire forment un paradoxe… :

  • Pleinement ancré dans la société avec la conviction qu’il faut agir et non subir,
  • Assis sur le côté, en observateur critique et désabusé.

…et offrent une ligne de conduite : ne jamais agir sans réfléchir.

Repartir de zéro, tout recommencer, de là me vient une conviction profonde :

  • Rien n’est acquis, il faut constamment entreprendre, se remettre en question : notre liberté individuelle, qui fonde notre responsabilité, nous permet de nous épanouir,
  • Si individuellement l’homme est capable de grande chose, la solidarité transcende nécessairement les capacités de chacun,
  • Et ce n’est pas parce que l’on ne vous tend pas la main qu’il faut en faire de même, bien au contraire.

Liberté et solidarité ont dès lors toujours guidé mon action.

Elles sont « une éthique (…) et même une esthétique de vie »[3]. Elles sont ce sentiment profond, individuel, ciment de notre dignité, la meilleure chance, pour chacun, de pouvoir espérer être et devenir ce pour quoi il est fait. La liberté et la solidarité sont la condition même de l’humanité, du bonheur, de l’estime de soi.

Avec Montaigne, je pense en effet que « si l’action n’a quelque splendeur de liberté, (et j’ajouterai de solidarité) elle n’a point de grâce ni d’honneur ».

Fort de cette ligne de conduite, j’ai toujours été le bon camarade, prompt à rendre des services, tour à tour louveteau (remontant le moral des troupes), délégué de classe, vice-président de l’Association des élèves-avocats en charge notamment du Gala de l’EFB et du Gala Solidarité dont les bénéfices ont été reversés au Bus de la solidarité, coordinateur de l’Institut de Droit Public des Affaires du Barreau de Paris rendant, et c’était mon rôle, des services à mes condisciples.

C’est naturellement que je suis entré à la Commission permanente de l’UJA de Paris dès ma prestation de serment…et bien non…ayant donné de ma personne à l’AEA, et à l’IDPA j’avais besoin de souffler, de me poser en Cabinet, d’apprendre mon métier.

Mais encore une fois l’appel de l’autre a été plus fort…quelques mois après ma prestation de serment, j’ai finalement intégré la Commission permanente sous la présidence d’un diffuseur d’ondes positives, dont je dois avouer ne pas avoir tout de suite compris les messages d’apaisement.

Et s’en est ouvert une période d’apprentissage : le silence, l’observation, l’interrogation, l’intérêt pour les sujets de fonds, une montée rapide en bureau un an après, puis le sentiment et la conviction qu’il fallait continuer de se former, tant en Cabinet qu’à l’UJA…l’humilité d’apprendre à écouter, à s’exprimer, à maîtriser ses émotions, son calme…long travail sur soi-même…

L’humilité…autre ligne de conduite. Contrairement à certains, un poste, un titre, une page dans les journaux ne constituent pas une fin en soi.

L’engagement syndical demande de l’humilité : humilité face aux sujets de fonds qu’il faut s’approprier, humilité face aux enjeux qui dépasse notre seule personne dès lors qu’ils intéressent l’ensemble d’une collectivité : nos confrères et les justiciables.

La profession d’avocat demande cette même humilité : ne pas compter ses heures pour se former les premières années afin de devenir un bon technicien.

Dans mon parcours syndical, j’ai toujours veillé à concilier appropriation des sujets de fonds et engagement très pratique pour les confrères au sein de la Commission Carrière, Installation, Association, de SOS Collaborateurs, ou de l’équipe de correcteurs de CV…ou encore en co-organisant deux fois la Journée du Jeune Avocat.

Cette période d’apprentissage est passée aussi par la FNUJA où j’ai été et suis toujours si bien accueilli et où je copréside depuis trois ans la Commission accès au droit…ici, c’est l’humilité du parisien face à d’autres modes d’exercice en région.

Mes armes faites auprès de publicistes reconnus et dans des cabinets d’affaires anglo-saxons, j’ai monté mon Cabinet fruit de cette double expérience dédié au droit public et aux affaires publiques et parallèlement ai eu le sentiment que le moment était venu d’aller plus en avant dans l’engagement, que j’avais grandi, pris de l’épaisseur, c’est alors le parcours classique du secrétariat général et de la 1ère vice-présidence qui s’est ouvert à moi.

***

Elu par vos soins le 15 juin dernier, votre confiance m’honore et m’oblige.

Soyez une nouvelle fois remerciés, non seulement pour m’avoir porté à la tête de notre syndicat, mais aussi et surtout pour votre engagement.

C’est une très belle Commission Permanente : diverse par ses modes d’exercice et ses centres d’intérêt, à l’image de cette jeunesse impertinente et entreprenante.

12 nouveaux membres, dont certains issus de cabinets d’affaires, cela montre l’attrait pour nos valeurs, nos idéaux et nos travaux.

Un nouveau bureau, lui aussi à l’image de cette jeunesse impertinente et entreprenante, convaincu de la modernisation nécessaire de notre profession dans le respect de nos principes essentiels. Des diamants :

  • Frédéric Perrin : le communiquant ;
  • Marion Couffignal : l’accompagnatrice de startup,
  • Julien Brochot : le dynamiteur, l’agitateur d’idées,
  • Eric Le Quellenec : le symbole de l’amitié de l’UJA de Paris à l’ensemble des UJA au sein de notre Fédération, issu des rangs de l’UJA de Rennes, et d’une vision entrepreneuriale moderne et conquérante de notre profession : son guide de l’avocat et du numérique est devenu une référence au CNB et au Cabinet de la Secrétaire d’Etat chargée du Numérique, Axelle Lemaire ;
  • Laëtitia Marchand : mon double, ma sœur jumelle, la gardienne du temple, intransigeante sur nos valeurs et nos convictions et une jeune entrepreneure qui force le respect…nous sommes toujours d’accord ;.. ou presque !.

Les anciens présidents, les futures belles-mères, vos parcours, vos expériences nous sont précieux ; ils éclairent nos chemins.

Les Invités Permanents, vos conseils sont tout aussi précieux.

C’est ça la force de l’UJA, une jeunesse qui peut s’appuyer sur l’expérience et la loyauté de ses anciens pour moderniser notre profession.

A cet égard rappelons avec Jean d’Ormesson que « La plus haute tâche de la tradition est de rendre au progrès la politesse qu’elle lui doit et de permettre au progrès de surgir de la tradition comme la tradition a surgi du progrès. »

La jeunesse est en état d’esprit, et l’UJA une équipe de relayeurs.

Adepte de la natation et de l’athlétisme, j’ai trouvé dans ces sports individuels, un accomplissement collectif par le biais du relais : une des plus belles disciplines où chacun se dépasse pour une cause plus noble que sa propre gloire ; où des athlètes certes de bons niveaux mais qui individuellement ne sont pas nécessairement des champions, deviennent par la force du collectif, les meilleurs dans cette discipline qui exige  rigueur et humilité.

L’UJA c’est un relais parfaitement maîtrisé, millimétré où chacun à la place qui lui convient le mieux, donne le meilleur de lui-même pour faire triompher nos idéaux et nos valeurs.

Aux commandes de l’UJA de Paris, je serai un relayeur parmi les autres, le dernier relayeur certes, mais qui sait qu’il peut compter sur l’ensemble des UJA comme l’UJA sait qu’elle peut compter sur lui.

Je me rêve alors en Président :

  • Enveloppant pour notre Commission Permanente, paternel, attentif, à l’écoute. Je souhaite que chacun puisse s’épanouir dans son engagement syndical. N’oubliez pas de développer et cultiver en parallèle vos vies personnelles. C’est une bulle nécessaire et apaisante. J’ai la chance d’avoir une femme merveilleuse et une fille tout aussi magique. Elles sont des parenthèses enchantées et des rêves éveillés ; j’ai enfin compris le message des ondes positives ;
  • Aux côtés des élus de l’UJA de Paris, tant au Conseil de l’Ordre qu’au CNB.
  • Saluons le travail remarquable au CO de Romain, Laurence, Caroline, Jérôme, Alexandra et Pierre, et le travail considérable de Massimo, Leila, Valentine, Florent et Dominique au CNB.

Si vous êtes attaqué, je monterai au front pour vous défendre. Je veillerai à l’unité et à la cohésion de ces 11 élus.

Je me rêve également en Président inflexible sur nos valeurs que ce soit au sein des institutions représentatives de la profession ou à l’extérieur vis-à-vis des pouvoirs publics.

L’UJA de Paris sera présente et pèsera.

***

Ceci étant posé, il est temps de délivrer un premier message urbi et orbi.

N’ayez pas peur ! N’ayons pas peur !

Nous, Jeunes Avocats parisiens, nous devons être fiers de notre profession, optimistes, guider nos confrères vers l’exercice de demain.

Nous devons rassurer ceux qui n’ont pas foi en l’avenir, en faisant œuvre de pédagogie et en les accompagnant dans leur exercice professionnel.

Pour cela il nous faut une ambition communicative et être au plus près de nos confrères.

Ambition communicative :

Nous sommes des entrepreneurs et devons agir comme tel en nous adaptant aux nouvelles demandes des justiciables et aux évolutions sociétales, et notamment aux nouveaux modes de consommation.

Toujours dans le respect de notre déontologie.

Cette déontologie, attaquée, foulée aux pieds, non seulement par des juges qui y voient un frein à la dérive sécuritaire…mais également par quelques confrères, qui par intérêt personnel, sont prêts à mettre en œuvre une dérégulation de notre profession au mépris des justiciables, nos clients et surtout des confrères.

Depuis plusieurs semaines, en effet, nous observons au Conseil de l’Ordre et au Conseil National des Barreaux cette attaque en règle de notre déontologie de la part de confrères, dont la vision court-termiste est à la hauteur de leur clairvoyance.

Nous taxant d’archaïsme, de passéisme, de réactionnaires (et j’atténue leur propos), ils se présentent comme les modernes, l’avant-garde…

Je rappellerai à ces fossoyeurs de la profession qu’être dans le vent c’est avoir un destin de feuille morte.

L’UJA de Paris, qui n’a pas besoin de s’autoproclamer Think Tank de la profession, puisqu’elle l’est déjà depuis 1922, n’est pas opposée à une amélioration de nos règles professionnelles, lorsque celles-ci ne sont plus justifiées ou adaptées.

Mais ces évolutions ne peuvent se faire par un simple jeu de réécriture dans le secret d’un cabinet ministériel comme certains semblent le croire.

Il faut se livrer à une véritable étude d’impact.

Nous accompagnerons la profession dans la voie d’une modernisation raisonnée de nos règles, dont nous rappellerons qu’elles sont notre plus-value dans la conquête des marchés. Nous avons quelques idées en la matière que nous développerons au fur et à mesure de nos Commissions Permanentes.

La modernisation de notre profession passe aussi, notamment, par :

  • une réforme de la gouvernance.

Les 25 ans du CNB doivent pouvoir être l’occasion de moderniser sa gouvernance pour la rendre plus efficace dans l’intérêt des confrères et des justiciables.

Si le CNB rend un travail de qualité, force est de constater que son mode de fonctionnement montre des signes de faiblesse qui affaiblissent la profession.

Et il est incompris et mésestimé des confrères.

Les chemins de la réussite pour nos confrères passent aussi par une gouvernance rénovée.

  • une formation initiale et continue plus entrepreneuriale, plus managériale et par un statut de l’élève-avocat rénové ;
  • un strict respect de la collaboration libérale et par des réponses concrètes apportées à la situation des collaborateurs seniors ;
  • une interprofessionnalité respectueuse de nos principes déontologiques, des avocats collaborateurs au sein de ces structures, des avocats associés de ces structures.

Le succès pour nos confrères passe en effet par des structures interprofessionnelles dans lesquelles ils puissent être à armes égales avec les autres professionnels, et non être des faire-valoir.

  • un développement de la culture pro-bono. Un travail de formation a été amorcé l’année dernière, le temps de la réflexion est venu. L’UJA de Paris est devenu une référence en la matière auprès des cabinets anglo-saxons. Nous continuerons en ce sens.
  • une réforme de notre régime de retraite, dans le respect de la solidarité, et par un mode de gouvernance plus représentatif de la profession.

L’UJA de Paris a été à la pointe de ces questions depuis trois ans. Ce qui lui a valu des attaques inadmissibles, inqualifiables et injustifiées, alors que nous demandions rien d’autres que des explications et une solidarité pleine et entière.

Si la règle des 15 ans de cotisations est tombée, il reste nombre de questions à résoudre : la valeur des points gratuits, le cumul emploi-retraite, le taux de cotisation délirant…

Pour la première fois, l’UJA de Paris mènera une campagne avec des candidats reflétant la diversité de notre barreau et attestant de notre esprit de solidarité : des jeunes, des moins jeunes, des techniciens de ces questions, des politiques.

Nous y allons avec modestie et humilité, mais avec la volonté de rester fidèles à nos valeurs et à la doctrine adoptée au dernier Congrès de la FNUJA.

Au plus près des confrères :

Les réflexions et les actions auprès des pouvoirs publics et de nos institutions représentatives, ne doivent jamais être décorrélées des services concrets rendus aux confrères qui permettent tout à la fois de rompre l’isolement de certains, et de les accompagner dans la voie de la modernisation :

Rompre l’isolement :

  • A tout seigneur, tout honneur, SOS Collaborateurs qui fournit un travail considérable sous la houlette cette année encore de Léonore Bocquillon. Pour avoir fait partie de l’équipe, on se sent pleinement avocat à défendre les confrères en difficulté. Je sais que tu vas avoir de nouvelles recrues pour compléter cette belle équipe, et que Sébastien Blondon, ce grand technicien, va t’épauler dans la gestion quotidienne du service. Soyez remerciés une fois encore de votre engagement ;
  • La Commission Carrière, Installation, Association qui accompagne sans relâche les confrères dans la voie de l’entrepreneuriat, avec de beaux projets, sous les ailes bienveillantes de Catheline Modat ;
  • L’atelier CV et entretien d’embauches, sous la baguette d’Emmanuelle Clément.
  • Les évènements festifs.

Accompagner les confrères dans la voie de la modernisation de la profession :

  • Par des formations dédiées aux nouveaux modes d’exercice, au numérique, aux spécialisations, aux outils de développement déjà en place mais encore trop peu utilisés en plus du catalogue habituel de nos formations. Les confrères doivent pouvoir être en capacité de s’adapter, de faire évoluer leur pratique et leurs cabinets grâce à des formations ciblées ;
  • En faisant connaître la plus-value de l’avocat auprès des entrepreneurs. Des actions en ce sens devront être menées.

A cette feuille de route non exhaustive, s’ajouteront d’autres sujets que l’actualité ne manquera pas de nous fournir et sur lesquels nous serons attendus, en plus des sujets sociétaux sur lesquels nous sommes déjà en pointe.

***

 

L’UJA de Paris sera enfin pleinement au cœur du Barreau, au cœur de la profession, au cœur de la Cité, encore et toujours :

Être pleinement au cœur de notre Barreau :

Nous allons élire un nouveau Bâtonnier et un Vice-Bâtonnier. L’UJA de Paris sera attentive aux propositions et permettra à chaque confrère de faire sa propre opinion en organisant un débat des candidats.

Je tiens à rappeler solennellement que l’UJA est neutre dans cette campagne. Elle est attentive aux programmes et interpellera les candidats.

Nous allons désigner dans quelques instants deux candidats au Conseil de l’Ordre qui par leur loyauté, leur parcours respectif représentent l’UJA. Nous serons pleinement là encore au cœur de notre barreau.

Être pleinement au cœur de la profession :

Nous avons des élus au CNB. Nous sommes membres à part entière du CNB. Non seulement nous assisterons aux assemblées générales, mais nous répondrons aux concertations qui seront lancées par le CNB et le saisirons de nos propositions. C’est une de nos vocations, ne la perdons pas de vue.

Être pleinement au cœur de la Cité :

Nous serons des interlocuteurs incontournables des pouvoirs publics ; la spécificité de notre barreau, notre expertise sur nombre de sujets doit nous conduire à porter la voix du jeune barreau parisien.

***

 

Nous allons donc passer une année, notamment, sous le signe de la modernisation et du progrès dans le respect de nos principes essentiels à œuvrer à faire tomber les barrières visibles et invisibles qui freinent nos cabinets et ne permettent pas de répondre efficacement aux nouveaux besoins de droit et modes de consommation du droit.

Je ne peux m’empêcher à cet instant de rappeler avec Baudelaire « Pour que la loi du progrès existât, il faudrait que chacun voulût la créer ; c’est-à-dire que, quand tous les individus s’appliqueront à progresser, alors, l’humanité sera en progrès ».

Alors à nous tous ici d’être les éclaireurs bienveillants, les porteurs de ce progrès pour le bien commun de nos confrères et des justiciables afin que la profession soit enfin en progrès !

Discours de passation du 27 juin 2016

[1] Yves Ozanam, « L’UJA de Paris dans les archives », Livre du 75ème Anniversaire de l’UJA 1922 – 1997, p. 25 et s. & Yves Ozanam, « La naissance et l’adolescence de l’UJA de Paris d’après les documents du temps (1922 – 1945) », La couleur UJA …. 1922 – 80 ans aux côtés du Jeune Barreau – 2002, p. 7 et s

[2] Jean d’Ormesson, Etre français, Le Point, 13 janvier 2011.

[3] Matthieu Laine, Retombons très amoureux de la liberté, L’Opinion, 10 mars 2016.

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