Le Lundi 27 juin 2016 dans cette même salle Gaston Monnerville, hautement symbolique par son nom pour tout Président de l’UJA de Paris, j’indiquais dans mon discours d’entrée en fonction que nous allions passer une année, notamment, sous le signe de la modernisation et du progrès dans le respect de nos principes essentiels à œuvrer à faire tomber les barrières visibles et invisibles qui freinent nos cabinets et ne permettent pas de répondre efficacement aux nouveaux besoins de droit et modes de consommation du droit.

Je convoquais alors Baudelaire « Pour que la loi du progrès existât, il faudrait que chacun voulût la créer ; c’est-à-dire que, quand tous les individus s’appliqueront à progresser, alors, l’humanité sera en progrès ».

Je vous exhortais à être les éclaireurs bienveillants, les porteurs de ce progrès pour le bien commun de nos confrères et des justiciables afin que la profession soit enfin en progrès !

Un an a passé, et nous avons ensemble porté haut les deux piliers de l’UJA de Paris depuis sa fondation un 22 décembre 1922 : Solidarité et Innovation !

J’en veux pour preuve l’adoption de deux rapports le 6 juin 2017 lors de la dernière Commission permanente dans sa configuration studieuse, juste après avoir reçu un des fondateurs de Prédictice : deux rapports prospectifs donc – un sur le pro bono, l’autre sur la blockchain et les avocats.

Nos fondateurs, Edouard Tercinet, André Saudemont, Roger Mettetal, Pierre Genoux-Prachée, Kadmi Cohen, Eugène Sibon, Madeleine Taupain, sous la figure tutélaire de Joseph Python, n’auraient pas renié cette année syndicale.

Je peux affirmer avec vous, sans souffrir la contradiction, qu’aucun autre syndicat n’est aussi prospectif et innovant que l’UJA quoi qu’en dise le Think Tank autoproclamé de la profession.

Les faits et les actes sont têtus.

Cette année l’a démontrée une nouvelle fois et les années à venir, je le sais, continueront de le démontrer.

***

J’ai souhaité porter une ambition communicative auprès de nos confrères pour que tous nous soyons fiers de ce que nous sommes : avocats et entrepreneurs.

J’ai pris mon bâton de pèlerin et à chaque fois que l’on m’a donné une tribune, je n’ai eu de cesse d’être optimiste, pédagogue, de rassurer ceux qui n’ont pas foi en l’avenir.

J’ai souhaité que l’UJA continue d’accompagner la profession dans la voie d’une modernisation raisonnée de nos règles. Elles sont notre plus-value dans la conquête des marchés. Nous ne devons jamais accepter qu’elles soient dévoyées au bénéfice éphémère d’une poignée :

–       C’est ainsi que fût adopté par la Profession au début de ma Présidence une modification de l’article 15 du RIN permettant aux confrères d’ouvrir un bureau secondaire en entreprise afin d’être au plus près de nos clients.

Cette réforme portée pendant plus d’un an dans le sang, la sueur et les larmes, mais toujours avec conviction et pédagogie, par notre Président d’honneur, Leila Hamzaoui, en sa qualité de Présidente de la Commission Droit et Entreprise du CNB, permettra aux confrères de se déployer chez leurs clients.

Saluons ici, la mobilisation des UJA dans tous les barreaux qui ont reçu Leila: en amont de ses road show dans les Conseils de l’ordre, ils lui ont préparé le terrain, et de Matthieu Dulucq qui a su montrer les dents lorsqu’il le fallait.

Quelques jours avant son adoption, je recevais à la Commission Carrière, Installation, Association de l’UJA un confrère qui voyait l’association promise tarder à arriver, et qui s’interrogeant sur l’installation ou la carrière de juriste d’entreprise, avait répondu à une annonce pour un CDD de juriste pour une mission spécifique et avait établi un tableau comparatif coût-avantage avocat vs juriste et avait réussi à faire retirer l’annonce et devenir l’avocat de la dite entreprise en passant 3 à 4 jours dans l’entreprise. Je lui indiquais que l’UJA se battait pour que cette zone grise évolue pour sécuriser les confrères et leur permettre de se déployer au cœur de leur client. Le confrère salua ce travail.

Ce fût chose faite le 5 juillet 2016. Je veux rendre hommage à la parfaite cohésion entre les élus CNB et CO sur ce sujet ; le doigt sur la couture ; une véritable armée préparée, briefée, en ordre de marche. Nous n’en avons pas garder que des amis, mais David a eu raison de Goliath, et c’est notre honneur parce que c’était de l’intérêt de la profession.

Il est navrant que par un lobby larvé à peine voilé le CNB ne communique pas auprès des confrères sur cette opportunité qui permettrait aux avocats de répondre aux besoins de droit des PME.

Je sais que des cabinets d’affaires y songent sérieusement, quoi qu’en disent certains.

Aux confrères de s’emparer de cette nouvelle opportunité. A nous UJA de continuer de les guider

–       C’est ainsi également que l’UJA a été la seule à considérer que les décrets macron négociés dans le secret des cabinets ministériels par des confrères qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs petits intérêts personnels ne permettaient pas de lever la règle de l’exclusivité d’exercice en toute sécurité juridique.

On nous a ri au nez, nous traitant de rétrogrades, passéistes, empêcheurs de moderniser en rond…voir de fascistes, Matthieu Dulucq, Président de la FNUJA, ici présent, pourra en témoigner (le point Godwin n’est jamais loin lorsque nos adversaires n’ont rien à nous opposer sur le fond).

Nos élus Dominique Piau pour Paris, et Sébastien Bracq pour la Province, ont été malmenés sur cette question et de la pire des manières : avec inélégance et indélicatesse.

Force est de constater que nous avions raison avant tout le monde et que des pans entiers de notre droit, qu’il s’agisse de dispositions législatives ou réglementaires, doivent être modifiés pour permettre aux confrères de se déployer dans plusieurs structures en toute sécurité juridique.

La Commission ad hoc présidée par Jean-Bernard Thomas à laquelle je participe ès qualité l’a reconnu. A la bonne heure. Je laisse le dossier entre de bonnes mains, celles de Laëtitia (Marchand) et de son bureau.

Nous avons récemment dû rappeler aux prétendus « modernes », qui en secret rêvent de mettre à sac notre profession, que nous pouvions concilier modernité et déontologie en appelant à une évolution raisonnée de la règle de l’exclusivité d’exercice par une motion adoptée le 11 mai dernier. Nous étions les premiers.

–       C’est ainsi encore que nous avons porté auprès de Kami Haeri notre doctrine et que celui-ci en a repris une large partie. Que l’on songe seulement à la levée de l’interdiction de l’apport d’affaires portée en leur temps par notre Président d’honneur Denis Delcourt-Poudenx, ou encore plus près de nous dans les rapports Associer un collaborateur et Nouvelles perspectives pour la collaboration libérale sous la présidence de Massimo Bucalossi.

J’ai souhaité également que l’UJA continue d’être au plus près des confrères :

–       En dotant les membres d’SOS Collaborateurs de nouvelles compétences en matière de droit de la discrimination grâce à un partenariat avec le Défenseur des droits. Les membres d’SOS Collaborateurs ont ainsi été formés par les équipes du Défenseur des droits sur ces questions. Je sais que Laëtitia (Marchand) aura à cœur de poursuivre l’expérience avec les nouveaux membres d’SOS Collaborateurs ;

–       En donnant une visibilité plus grande à la Commission Carrière, Installation, Association qui accompagne sans relâche les confrères dans la voie de l’entrepreneuriat. Ainsi, la Commission a rédigé l’éditorial du n°78 du Journal du Village de la Justice consacré à l’installation et entretient des liens privilégiés avec ce même Village de la Justice qu’il faudra consolider ;

–       En poursuivant l’effort de formations gratuites aux confrères : plus d’une trentaine de formations innovantes à la pointe de l’actualité : en droit pénal des affaires, en droit pénal, en droit de la famille, en droit social.

Nous avons également formé les confrères au nouveau droit des obligations et à la nouvelle procédure d’appel.

Nous avons organisé deux colloques :

  • un sur les réformes et nouveautés en droit de la famille,
  • l’autre sur les attentes des entreprises sur les questions de RSE-Compliance-Vigilance. Ce dernier colloque a permis d’entendre les Directeurs juridiques et juristes de Total, France Mutuelle et Essilor pour connaître leurs besoins. Sous l’égide de Dominique Jensen et de Nicolas Guerrero nous avons avancé les offres des avocats pour se positionner sur ces marchés. Il était important de montrer la proximité de l’UJA avec le monde de l’entreprise.

Nous avons monté une Masterclass avec notre confrère Olivier Morice sur la liberté d’expression des avocats ; lui à qui la profession doit tant.

***

Je m’étais engagé également à ce que l’UJA de Paris soit pleinement au cœur du Barreau, de la profession, de la Cité, encore et toujours :

Être pleinement au cœur de notre Barreau :

L’UJA de Paris a été la seule à organiser un débat exhaustif opposant les candidats au Bâtonnat. Les commissions sollicitées ont fourni un travail en amont titanesque pour analyser les programmes en un temps limité et donc record, montrant ainsi la force de frappe de l’UJA. La presse a suivi ce débat, de la presse spécialisée à l’AFP.

Nous avons bien placé nos deux candidats au Conseil de l’ordre, Herveline Rideau de Longcamp et Maxime Eppler. Issus de ce barreau de famille qui a été l’un des premiers à avoir été attaqué soit par les pouvoirs publics, que l’on songe aux barèmes, soit par les premiers braconniers du droit, ils ont un parcours d’entrepreneur : par la voie de l’association pour l’un, de l’installation après un parcours en cabinet d’affaires et en cabinet traditionnel pour l’autre, par leur force de travail et leur complémentarité, ils portaient et portent les valeurs de l’UJA.

Nous avons porté à l’unanimité notre Président d’honneur Dominique Piau à la tête du Conseil consultatif de la CARPA, succédant à un autre UJA, Norbert Cohen que nous saluons.

Être pleinement au cœur de la profession 

Nous avons également bien placé nos candidats à la CNBF, les cinq premières places revenant à l’UJA, Christophe Thévenet étant premier, le moins bien placé étant 27ème, bien au-dessus de Pierre Brégou, 40ème, qui en est devenu tout de même le Président.

Nous avons mené une belle campagne, dans un contexte difficile de coups de poignards dans le dos, et pas seulement de la Profession dite Unie. J’ai permis à l’UJA d’être dans des commissions clés. Droit dans mes bottes, je suis fier de ne pas avoir renié les engagements de l’UJA envers ses électeurs, de ne pas avoir vendu mon ombre au diable[1]. Je peux me regarder dans un miroir sans me cacher sous le voile de la honte. Je n’en dirais pas de même pour d’autres.

C’était une campagne totale dans laquelle je me suis pleinement engagé. On me parle encore de ma lettre ouverte ; on nous parle encore des vidéos de campagne que l’on doit à Sandrine Vara, de l’UJA de Lyon, et Catheline Modat, de l’UJA de Paris.

Nous l’avons payé cher, la mascarade de l’Assemblée générale l’atteste.

Confiant, je sais que nos élus vont « faire le job » quel que soit le contexte.

Nous avons aussi répondu aux deux concertations lancées par le CNB :

–       Sur la modification des articles 6 et 19 du RIN (champ d’activité professionnelle de l’avocat et participation à des sites de tiers). Dès l’été 2016, j’ai mis au travail les commissions nouvelles technologies et prospective. Elles ont rendu des travaux de qualité adoptés en Commission permanente ;

–       Sur la modification de l’article 14 du RIN grâce à la Commission Collaboration qui a également fourni un travail de qualité discuté et adopté en Commission permanente.

L’UJA qui a toujours eu une vision libérale de notre profession a combattu les initiatives de fermeture de la profession :

–       La collaboration qualifiante : deux communiqués, dont un modifié en pleine nuit pour tenir compte de la censure du Conseil constitutionnel et ainsi forcer le bureau du CNB à reporter le vote, une motion, un travail de concert avec les élus CNB et Caroline Luche-Rocchia pour tenir en étaux le Bâtonnier de Paris afin qu’il respecte au CNB le vote de son Conseil de l’ordre ;

–       L’augmentation des frais d’inscription dans nos écoles, avec une nouvelle fois un travail de concert avec nos élus.

Nous avons porté la voix libérale, conquérante et entrepreneuriale des jeunes avocats à la Commission Haeri. Nous étions le premier syndicat à être auditionné, et Eric (Le Quellenec) qui m’a accompagné pour le volet nouvelles technologies peut en témoigner : c’était dixit Kami Haeri la première fois depuis le début des auditions que la Commission se voyait présenter une vision à 360° de la profession : de la formation à l’installation.

Être pleinement au cœur de la Cité :

L’UJA a été un interlocuteur incontournable des pouvoirs publics ; la spécificité de notre barreau, son expertise sur nombre de sujets ont conduit à porter la voix du jeune barreau parisien :

–       Au Sénat devant la Commission des affaires économiques sur le projet de loi de ratification d’ordonnances en matière de consommation, alors que notamment, une fois encore notre secret était mis à mal ;

–       A l’Assemblée Nationale devant la Mission parlementaire sur les incidences des nouvelles normes européennes en matière de protection des données personnelles sur la législation française ;

–       Ce matin encore, avec Laëtitia (Marchand), nous étions en tête à tête avec le Directeur des Affaires Civiles et du Sceau pour porter la voix de l’UJA.

L’UJA a aussi pleinement participé à l’élection présidentielle en organisant un débat à SciencesPo en partenariat avec l’Ecole de droit de SciencesPo « Présidentielle 2017 : Les candidats à la barre » sur les questions de droit et de justice. L’UJA a pu à cette occasion bénéficier d’un relais médiatique important : une dizaine de minutes sur LCI dans 24h en questions d’Yves Calvi, un beau papier de Paule Gonzalez dans Le Figaro, un bilan de l’évènement à quatre mains avec le Professeur Christophe Jamin dans Dalloz, notamment.

***

Il y a un an, je me rêvais en Président :

–       Enveloppant pour notre Commission Permanente, paternel, attentif, à l’écoute. Je souhaitais que chacun puisse s’épanouir dans son engagement syndical ;

–       Aux côtés des élus de l’UJA de Paris, tant au Conseil de l’Ordre qu’au CNB ;

–       Inflexible sur nos valeurs que ce soit au sein des institutions représentatives de la profession ou à l’extérieur vis-à-vis des pouvoirs publics.

Si je devais adresser un testament à celles et ceux qui me succèderont, ce serait ce même triptyque :

1) Une Commission permanente c’est comme un public au Théâtre ; si vous lui envoyer une belle énergie, elle vous le renvoie au centuple.

Vous devez la chouchouter, la choyer, la solliciter. Je n’ai eu de cesse de le dire, nous sommes à la croisée des chemins, un changement de génération s’opère.

Faites travailler les plus jeunes avec des plus aguerris et vous obtiendrez le meilleur de chacun. C’est aussi cela la magie de l’UJA et son secret de longévité.

Cette alchimie a parfaitement fonctionné, par exemple, sur le retour de concertation sur la modification des articles 6 et 19 du RIN évoqué plus haut : la Commission prospective n’avait pas l’habitude de ce type de travaux, je l’ai mise avec la Commission Nouvelles Technologies plus habituée, et cela a parfaitement fonctionné au point de tenir tête sur certains points à Dominique Piau  et de le faire plier en CP !

Je me souviens que lorsque je suis entré à l’UJA, la pédagogie n’était pas toujours à l’ordre du jour. Tout était hermétique.

Soyez pédagogues, attentifs, à l’écoute et vous aurez une très belle armée au service de l’UJA.

2) Ne laissez jamais un élu à terre, attaqué, bafoué. Montrez les dents. Soyez présents aux AG du CNB. La présence d’un Président change tout, même si parmi les élus vous avez des Présidents d’honneur, ils ne sont plus Présidents en exercice, mais de simples élus. C’est vous qui serez attendus et craints.

Les grands fauves sentent la faiblesse et l’absence. Soyez forts et présents !

3) L’UJA n’est ni un paillasson sur lequel les convictions se diluent dans l’ambition, ni un marchepied pour incompétent qui ne peuvent réussir par leur talent et leur travail et pensent qu’un label UJA palliera ces carences.

L’UJA est la grande sœur de toutes les UJA, la première historiquement, la première par son nombre, la première par ses travaux.

C’est un syndicat à part entière avec ses cadres, ses élus, sa doctrine.

Vous faites partie d’une belle et grande lignée qui a toujours eu à cœur de porter haut l’avocature, de la moderniser sans jamais en trahir ses valeurs et ses principes essentiels.

Je suis fier d’avoir mis mes pas dans les traces, notamment, de :

–       Jospeh Python, Fondateur de l’UJA, qui a refusé de livrer ses clients à la Gestapo au nom de notre secret professionnel,

–       Gaston Monnerville, descendant d’esclaves, Secrétaire de la Conférence à Toulouse, puis à Paris, Président de l’UJA de Paris en 1927, Résistant, Président du Sénat, Membre du Conseil Constitutionnel (le seul fait d’invoquer Gaston Monnerville vous ouvre un nombre de portes considérables pour faire entendre la voix de l’UJA auprès des pouvoirs publics),

–       Plus près de nous deux de nos plus grands bâtonniers : Paul-Albert Iweins et Francis Teitgen, tous deux Présidents d’honneur de l’UJA.

Ne souillez pas nos prédécesseurs, soyez en fiers, poursuivez l’œuvre accomplie et jamais achevée.

Plantez des graines, semez, et même si vos plantations finissent par éclore après votre passage, vous serez fiers d’y avoir participé.

C’est encore cela la magie de l’UJA : participer à une œuvre collective qui dépasse nos petits intérêts personnels.

Nous faisons évoluer la profession par petites touches ; en s’y prenant parfois à plusieurs reprises jusqu’à ce que les digues s’effondrent.

Une telle attente peut paraître frustrant de prime abord, mais à y regarder de plus près votre satisfaction est démultipliée lorsqu’enfin vos travaux ont payé.

L’immédiateté n’est pas source de plaisir loin de là.

La sagesse perse nous enseigne que « La patience est un arbre dont la racine est amère, et dont les fruits sont doux ».

Prenez la communication des avocats, c’est un travail de longue haleine qui a été mené :

–       Une des premières batailles de Kadmi Cohen, un des fondateurs de l’UJA de Paris dont descend notre Président d’honneur Vincent Cohen-Steiner, a été dans les années 20 de pouvoir apposer des plaques d’avocats sur les façades des immeubles (victoire étincelante en 1927) ;

–       Plus de 90 ans après, en 2014, Anne-Charlotte Gros, Aurélien Ascher et moi-même avons pour l’UJA de Paris répondu à la concertation du CNB sur la modification de l’article 10 du RIN en y développant une vision libérale de la communication ;

–       Entre-temps dans les années 90, nos Présidents d’honneur Edouard de Lamaze, Henri d’Armagnac et Yvon Martinet se sont également emparés de ce sujet[2].

Cette bataille de la communication, vous montre l’endurance, l’humilité et la persévérance qu’il faut avoir pour faire bouger les lignes.

Sur ce terrain comme sur d’autres, je sais que vous vous inscrirez dans ce courant et apporterez votre contribution désintéressée.

Vous apporterez un regard neuf, des solutions innovantes.

N’hésitez pas à solliciter les anciens, qu’ils soient présidents d’honneur ou invités permanents, ou encore membres de longue date de la Commission permanente.

Nous ne pouvons pas nous passer de leur connaissance des sujets et de leur amour de l’UJA.

Ils auront toujours à cœur de vous écouter, de mettre les sujets en perspective, de vous donner un éclairage que vous n’avez pas. Ils vous laisseront travailler en paix.

Et contrairement à ce que vous pourriez croire, ils sont souvent plus jeunes, plus intrépides, plus libéraux que certains jeunes.

Pour avoir vécu en 2008, la CP la plus longue de l’histoire (jusqu’à quatre heures du matin) consacrée à la contribution de l’UJA au Rapport Darrois, les plus audacieux étaient, entre autres, notre Président d’honneur Philippe Jacob.

Philippe Jabob, justement, qui ne fait pas démentir le Général Douglas MacArthur pour qui :

« La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

L’on ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années. L’on devient vieux parce que l’on déserte son Idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son Idéal ride l’âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont des ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et qui s’émerveille. Il demande, comme l’enfant insatiable : « Et après ? »

Il défie les événements et trouve la Joie au Jeu et à la Vie.

Vous êtes aussi jeunes que votre Foi dans la Vie. Vous êtes aussi vieux que votre doute. Aussi jeunes que votre confiance en vous-mêmes, aussi jeunes que votre espoir, mais aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeunes aussi longtemps que vous resterez réceptifs. Réceptifs à ce qui est beau, bon et grand. Réceptifs aux messages de la Nature, des femmes, des hommes et de l’Infini.

Si, un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme, rongé par le cynisme…, eh bien, que Dieu ait pitié de votre âme de vieillard ! »

Ne renoncez pas à votre idéal, cultivez votre jeunesse et votre impertinence.

***

Cette jeunesse et cette impertinence je dois à présent la saluer collectivement et individuellement :

Un merci collectif d’abord à la Commission permanente 2016-2017, laissez-moi me l’approprier : « Ma » Commission Permanente.

Vous m’avez apporté tant de fierté et de satisfaction : vous m’avez suivi sur la ligne tracée ; cette année n’aurait rien été sans vous.

Au sein de cette commission permanente des remerciements plus individualisés :

–       Léonore Bocquillon et l’équipe SOS Collaborateurs : Emmanuelle Clément, Marine Franc, Pierre Reine, Valence Borgia, Aude Tondriaux-Gautier, Claire Parmentier, Sébastien Blondon, Valérie Blairon vous êtes des gladiateurs ! Vous forcez le respect et l’admiration ! Continuez !

–       Aurélien Ascher, Marie-Aude Balland, Julien Lacker et Catheline Modat pour avoir tenu la Commission Carrière, Installation, Association. Cette Commission va recevoir l’aide précieuse, notamment, de Marie Lalanne, nouvelle pépite de l’installation. Aurélien, tu es désormais co-responsable de la Commission Installation de la FNUJA, je sais que tu t’y sentiras bien et que tu représenteras dignement l’UJA de Paris. Ton binôme marseillais Brice Combe est un jeune entrepreneur plein de talent. Catheline tu es désormais Vice-présidente Paris de la FNUJA, je te souhaite le meilleur pour ton avenir au sein de notre fédération ;

–       Matthieu Hy, Emmanuelle Paire et Arnaud Delmas, Co-responsables de la Commission pénale : des formations de qualité, dont certaines dédiées au droit pénal des affaires, une motion sur la prescription pénale préparée par Arnaud, pour qui c’était une première. Nous l’avons tous ensemble affinée. Et Arnaud a pu faire valoir notre position au quotidien Libération. Matthieu a lui aussi porté la voie de l’UJA sur France Info. Et nous lui devons une très belle initiative qui sera achevée sous la nouvelle présidence : le projet justice des pauvres qui consiste schématiquement en une étude statistique de la répression en comparution immédiate. Un travail de longue haleine. Matthieu, a enfin dignement représenté la Commission pénale lors du débat des présidentielles que nous organisions à SciencesPo. C’était un bonheur de vous avoir et je sais qu’il vous reste tant à donner ;

–       Anne-Laure Casado et Sarajoan Hamou, co-responsables de la Commission Famille pour vos formations de grande qualité, votre formidable colloque sur les réformes et nouveautés en droit de la famille, la motion sur le divorce par consentement mutuel porté au Congrès de notre fédération à Bastia. Au-delà de votre technicité et de votre force de travail, il est toujours agréable de vous avoir et de vous savoir à mes côtés. Anne-Laure je te souhaite de profiter pleinement de cette riche année qui t’attend ;

–       Louise Hubert et Anaïs Escudié, co-responsables de la Commission Collaboration : toujours présentes, toujours partantes, toujours motivées. Vous m’avez épaulé sur la collaboration qualifiante, vous avez activement participé au débat des candidats au Bâtonnât dans votre champ de compétence, vous avez dignement représenté l’UJA de Paris chaque mois à la Commission collaboration du CNB présidée par le Président d’honneur de la FNUJA Matthieu Dulucq, vous avez épluché comme vous savez si bien le faire un de vos sondages dont vous avez le secret sur la situation des collaborateurs, vous avez participé activement à la position de l’UJA de Paris dans le cadre de la concertation sur les modifications de l’article 14 du RIN. You rock les filles ! Anaïs tu as tenté une nouvelle aventure entrepreneuriale en-dehors de l’avocature. Je te souhaite le meilleur. Louise tu es désormais co-responsable de la Commission collaboration de la FNUJA. C’est un bonheur pour moi de te voir représenter Paris au sein de notre fédération. Je sais que tu y seras bien accueillie et que tu t’y sentiras bien. Charles-Edouard Pelletier ton binôme strasbourgeois est une belle personne ;

–       Alix Momméja et Antonin Péchard, co-responsables de la Commission Formation : un grand merci pour votre aide sur la collaboration qualifiante, les droits d’inscription, votre participation active au débat des candidats au Bâtonnat sur les questions de formation. Alix, tu es un diamant, redoutablement intelligente. Quel dommage d’avoir quitté la CP. Tu es jeune. Reviens…vite ! Antonin, ta présence bienveillante est réconfortante. Je sais que tu représenteras dignement Paris en tant que délégué national FNUJA et en tant que co-responsable de la Commission Pénal et libertés fondamentales, ton binôme aixoise Sonia Ouled-Cheikh est formidable ;

–       Carole Painblanc et Boris Rosenthal : co-responsables de la Commission pro-bono et accès au droit : votre intervention au débat des candidats au Bâtonnat restera dans les esprits ; merci aussi à Carole pour ta participation au débat des candidats à la présidentielle, pour ta présence au Conseil consultatif de la CARPA sur les questions d’aide juridictionnelle, pour ton enthousiasme et ta volonté de transmission aux plus jeunes : continue ! ; merci à vous deux pour votre très beau rapport sur le probono ; merci à toi Boris pour ton investissement à Paris et désormais à la FNUJA. Ta présence à Bastia était précieuse ; tu apportes un regard neuf ; tu as la chance de démarrer une expérience bureau sous la Présidence de l’excellente Alexandra Boisramé, profite de chaque instant, mord la vie à pleines dents !

–       Marie-Hélène Fabiani et ton référent Bureau Eric Le Quellenec : duo inséparable et innovant ! Merci pour vos travaux sur les articles 6 et 19 du RIN dans le cadre de la concertation lancée par le CNB ; pour votre investissement dans l’analyse des programmes des candidats au Bâtonnat ; pour avoir représenté l’UJA lors de l’audition à l’Assemblée nationale par la Mission parlementaire sur les incidences des nouvelles normes européennes en matière de protection des données personnelles sur la législation française, pour votre Rapport sur la blockchain et les avocats ;

–       Jean-Laurent Bourel et Sophie Andrieu : co-responsables de la Commission prospective, notamment pour leur implication dans le cadre de la concertation du CNB sur les articles 6 et 19 aux côtés de la Commission nouvelles technologies. Jean-Laurent, tu travailles beaucoup dans l’ombre sur des questions peu sexy. Il fallait que ce soit dit !Merci aussi pour tes questions pertinentes lors de l’audition de Kami Haeri par la Commission permanente. Sophie je suis heureux que tu sois Vice-Présidente de notre UJA. Ce poste te va si bien. Bel anniversaire !

–       Marine Duponcheel : Responsable de la Commission égalité. Tu as fourni un travail colossal lors du débat des candidats au Bâtonnat ; ton analyse des programmes était d’une grande acuité.

–       Nicolas Guerrero : Responsable de la Commission Entreprise : nos échanges sont toujours constructifs. Merci d’avoir été modérateur sur le colloque RSE-Compliance-Vigilance. Un bel avenir s’offre à toi.

–       Emmanuelle Clément – mon double libéral – pour avoir encore une fois tenu la permanence CV de mains de maître, et avoir veillé à ce qu’il y ait toujours un UJA à la prestation de serment en dépit de ton agenda compliqué. Désormais élue à la CNBF et Trésorière de l’EFB je sais que tu y représenteras dignement l’UJA et défendra les intérêts des jeunes avocats.

–       Jade Sarraj pour ta présence à la Fédé, tu es désormais déléguée nationale FNUJA. Je sais que tu feras un pont intelligent entre la Fédération et l’UJA de Paris.

–       Anne-Sophie Laguens : pour tes ondes positives, à des heures parfois indues (travers de pénalise) et mon justaucorps (à la Revue de l’UJA) !

–       Morgane Boucher : pour ta co-direction de campagne CO. La conférence téléphonique d’urgence avec Capucine dans mes bras restera gravé dans mon esprit ;

–       Tatiana Abachkina Popkova et Bachir Belkaid, pour votre aide précieuse lors de nos évènements. Merci Tatiana d’avoir co-organisé le débat à l’EFB sur la collaboration qualifiante et les droits d’inscription.

Merci à Sophie Andrieu et Matthieu Hy pour cette très belle Revue ! Merci aux troupiers : Laura Baccelière, Béatrice Bloquel, Jean-Laurent Bourel, Véronica Camporro, Marie-Laëtitia Chaussy, Estelle Dubois, Gaston Gonzalez, Xavier Jarlot, Nejma Labidi, Anne-Sophie Laguens, Irène Martinez Mulero, Aminata Niakate, Charles Ohlgusser, Emmanuelle Paire, Antonin Péchard, Séphora Perez, Jade Sarraj, Damien Stalder, Justine Touzet ! Vous avez su distiller les messages de l’UJA avec humour et impertinence. Nombre d’entre vous intègrent la CP. J’en suis heureux. Ce pont entre la Revue et la CP est nécessaire et ne doit pas se couper.

Merci aux élus au CO pour votre travail et votre dévouement : Romain Carayol, Laurence Boyer, Jérôme Martin, Caroline Luche-Rocchia, Pierre Hoffman, Alexandra Perquin, Maxime Eppler et Herveline Rideau de Longcamp.

Vous avez su travailler de concert avec nos élus CNB pour que la parole UJA soit identique Place Dauphine et Rue de Londres.

Qu’il s’agisse de l’article 15 du RIN, de la collaboration qualifiante ou du suffrage universel direct pour les élections sur le collège ordinal du CNB.

Sur ce dernier point, notamment, vous avez vaillamment défendu la représentativité des avocats contre ceux qui préfèrent la cooptation à la sanction des suffrages, dans un contexte où l’UJA subissait des attaques violentes à la mesure de l’enjeu.

Et quelle satisfaction lorsque chacun vous m’appeliez pour fièrement me raconter en détail la séance du Conseil de l’ordre, la répartition des rôles entre vous pour pousser nos positions.

Merci aux élus au CNB, liste Province et Paris : jamais il n’y aura eu autant de cohésion. Merci aux élus du collège province d’avoir écouté et suivi les positions de Paris en l’absence de position Fédé. Matthieu Dulucq  (Nancy), Maria Bonon (Le Mans), Sébastien Bracq (Lyon), Marie Dutat (Lille), Roland Rodriguez (Grasse), Joanna Touati (Marseille), Massimo Bucalossi (Paris), Leila Hamzaoui (Paris), Valentine Coudert (Paris), Florent Loyseau de Grandmaison (Paris), Dominique Piau (Paris), Richard Sédillot (Rouen): merci à vous et bravo. Votre attitude, votre travail et votre cohésion dans cette institution si compliquée force l’admiration.

Vous offrez aux jeunes avocats un bilan extraordinaire sur lequel il nous faudra communiquer !

Matthieu (Dulucq) et Sébastien (Bracq), vous qui venez de Nancy et de Lyon : merci d’être présents ce soir. Je suis infiniment touché. Nos échanges tout au long de l’année ont été d’une grande qualité et d’une grande richesse.

Florent (Loyseau de Grandmaison), mon poulet, merci d’avoir développé des formations de grande qualité sur la réforme des obligations, la réforme de l’appel et sur la liberté d’expression des avocats. La prochaine fois l’UJA réservera l’Arena (POPB pour les plus anciens).

Roland (Rodriguez), si on nous avait dit qu’un ancien Président province de la FNUJA qu’on ne saurait taxer de parisianisme, s’entendrait aussi bien avec un Président UJA Paris, on aurait signé ! Ton Barreau a de la chance de t’avoir comme Bâtonnier.

Merci à Christophe Thévenet, Laurence Boyer, Olivier Guilbaud, Leila Hamzaoui, Loïc Dusseau, Morgane Boucher, Marion Couffignal, Emmanuelle Clément, Catheline Modat, Philippe Axelroude, Nicolas Guerrero, Aurélien Ascher, Franck Peterson, Richard Garutti d’avoir accepté de me suivre aux élections de la CNBF.

Christophe, toi qui a terminé premier à ces élections, nous nous connaissions sans nous connaître, cela a été une belle découverte.

Laurence (Boyer) : tu es une guerrière. Tes tweets ravageurs à l’AG de la CNBF me font encore pleurer de rire.

Caroline (Luche-Rocchia), toi qui a combattu sur ce sujet de la CNBF, sois remercié de ta combativité. Récemment encore tu as été à la manœuvre pour modifier une position du Conseil de l’ordre de Paris sur ce sujet.

Une pensée pour Carbon, et sa délicatesse à mon égard.

Merci aux anciens présidents, mes belles mères, et, notamment, :

Romain (Carayol), je suis entré sous ta présidence, j’ai grandi en ta compagnie. Des décisions difficiles ont été prises, mais sache que tu es un modèle qui m’a toujours accompagné. Cette année, tes messages d’encouragement et de félicitations à chaque position, communiqué m’ont conforté. Ton analyse politique dans l’entre-deux tours des élections au CO ont été utiles et les plus pertinentes. Il a suffit d’un échange de regard pour savoir ce que je devais faire. Tes conseils dans l’entre-deux tours des présidentielles m’ont été tout aussi utiles. Ondes positives for ever !

Olivier (Guilbaud) : non seulement parce que j’ai rencontré ma femme lors d’un dîner chez toi en 2008, non seulement pour ces moments délicieux passés à Marseille l’été dernier, non seulement pour ta fidélité à l’UJA, mais aussi et surtout pour ton sens politique aigüe.

Loïc (Dusseau) : comme avec Christophe (Thévenet), on se connaissait sans se connaître, et la CNBF a été une belle aventure : tu es un redoutable animal politique. Donnez-lui des statuts et il vous retourne une institution ! Nous avons encore de belles choses à faire ensemble.

Massimo (Bucalossi) : notre amitié est précieuse ; tu es toujours de bons conseils. Il est temps d’aller boire des Spritz !

Philip (Cohen) : non seulement pour avoir partagé des moments délicieux à Marseille (et oui encore), mais aussi et surtout pour ta connaissance de la doctrine, ton analyse politique, ton sens de la synthèse que j’ai évoqué lorsque j’ai pris la parole au dernier Congrès à Bastia pour éviter qu’un incident se déclenche sur le pacte de quota litis.

Philippe (Jacob) : pour votre présence, votre fidélité et votre enthousiasme.

Olivier (Bernheim) : pour ta révolte et ta droiture.

Dominique (Piau) : pour nos échanges constructifs dans l’intérêt de la profession.

Les duettistes Valentine Coudert et Alexandra Perquin : pour vos bonnes ondes : attention je suis à deux doigts de débarquer avec femme et enfant à La Beaule, puis à Annecy.

Jean-Pierre Léon, Denis Delcourt-Poudenx, Didier Dalin, Patricia Savin, Yvon Martinet, Rémy Douarre, Alexandra Perquin, Marie-Aimée Peyron, Yves Tournoi, David Gordon-Krieff, Bruno Marguet pour vos félicitations et encouragements tout au long de l’année.

Les membres parisiens du bureau de la FNUJA : Boris Rosenthal, Damien Stalder, Catheline Modat, Aminata Niakate : vous représentez dignement l’UJA de Paris !

Notre présidente d’honneur parisienne de la FNUJA : Anne-Lise Lebreton : ton optimisme pour les jeunes avocats m’inspire !

Notre présidente nationale : Alexandra Boisramé : à mon tour de te rendre la pareille. Tu es intelligente, conquérante et optimiste. Les jeunes avocats ont de la chance de t’avoir comme Présidente. Une belle année s’offre à toi, profites-en avec gourmandise !

Mon Bureau. Chacun représente une part de ma personnalité. Je ne pouvais rêver d’autre bureau :

–       Frédéric Perrin : Tu es intelligent et pétillant. Tu as commencé par la Communication. Tu t’intéresses désormais au fond. Continue à t’emparer des sujets, les triturer, les mettre en perspective. Tu as un an ! Merci de m’avoir accompagné pour renouveler notre dîner annuel, twister les traditions sans les bazarder, et monter notre très beau débat des présidentielles. La clochette du débat des candidats au Bâtonnat résonne encore salle des criées. Une dernière requête : lit tes e-mails et réponds-y !

–       Marion Couffignal : mon double de corrida et d’entrepreneuriat. Tu es toujours d’égale humeur (avec moi en tout cas, mais je crois qu’il ne faut pas te marcher sur tes escarpins et autres ballerines). C’est précieux de t’avoir à mes côtés. Continue de porter la voie de l’entrepreneuriat à l’UJA au plus haut de notre syndicat !

–       Julien Brochot : Mon espiègle SG, on aurait pu encore faire plus tous les deux. Ta présence, ta pertinence et ton impertinence m’étaient nécessaires. Tu prends une année sabbatique. Profite de ta vie amoureuse et continue de développer ton cabinet !

–       Eric Le Quellenec : Mon Vice-Président féru de nouvelles technologies, issu de l’UJA de Rennes, pilier de la FNUJA. Lorsque tu as intégré le Cabinet Alain Benssoussan, tu t’es investi à l’UJA de Paris avec autant de passion. Je ne pouvais rêver plus beau symbole : amitié vis-à-vis des autres UJA et de la FNUJA et modernité de nos travaux. Tu as parfaitement rempli ta fonction : travail de fond et représentation de l’UJA ! Ta présence était indispensable pour mon mandat, sois remercier à la hauteur de ton investissement pour notre profession.

–       Laëtitia Marchand : Tu es brillante et bluffante. Aussi intransigeante que moi sur nos valeurs et notre indépendance vis-à-vis de nos convictions religieuses, politiques, philosophiques. Les dossiers sont là. Ils t’attendent de pieds fermes, tes élus aussi, nos adversaires également. Il n’y a plus qu’à ! Tu as été parfaite à la DACS ce matin. Une belle année s’ouvre à toi : CO et CNB. Je sais que tu mèneras ces combats et tous les autres avec maestria. Tu pourras toujours compter sur moi. Il est temps de préparer ta monture et de lever ton armée. Le 1er juillet c’est à toi !

Last but not least : Leila & Capucine, les femmes de ma vie ; parenthèses de douceur et de bonheur. Elles ont été d’un soutien sans faille, d’un amour débordant malgré mes absences physiques et psychiques, tant la présidence d’un syndicat vous obsède nuit et jour. J’ai hâte de vous retrouver pleinement. Un bel été nous attend. Capucine, promet moi je te prie de ne pas prendre la tête des jeunes notaires en guise de représailles.

***

Il est plus que temps pour moi d’emprunter Le Chemin des morts[3] et de rejoindre la constellation des anciens présidents qui s’apparente à la série des « Points » de Francis Picabia.

Toutefois, avant que les portes de l’infini ne se referment définitivement sur moi, permettez-moi de vous contempler encore.

Je ne sais quelle sera La promesse de l’aube[4], mais sachez que je serai toujours à vos côtés.

Laissez-moi alors une dernière fois vous adresser ces ultimes mots en guise de testament, « point final de mes poings »[5] c’est promis :

–       Soyez Conquérants,

–       Soyez Avocats,

–       Soyez UJA !

***

[1] Adelbert von Chamisso, L’étrange histoire de Peter Schlemihl ou l’homme qui a vendu son ombre.

[2] La Lettre de l’UJA, janvier-février 1993 ; La Lettre de l’UJA, septembre-octobre et novembre-décembre 1996, février 1997 (colloque sur la communication de l’avocat organisé par l’UJA avec les éditions Lamy, « état des lieux » légal et réglementaire par Yvon Martinet).

[3] François Sureau, Le Chemin des morts, NRF, Galimard.

[4] Romain Gary.

[5] Claude Nougaro, Quatre boules de cuir.

Discours de passation du 29 juin 2017