Par Florent Loyseau de Grandmaison, candidat aux élections des Membres du Conseil de l’Ordre, Invité permanent de l’UJA de Paris

Depuis le mois de juillet, la presse s’est faite l’écho de dissensions répétées. Les décisions financières et déontologiques prises par nos plus hautes instances ordinales sont remises en cause. Pour beaucoup de celles et ceux que nous avons rencontrés, notre Ordre nage en plein désordre.

Faut-il éluder le sujet ? Faut-il ignorer l’émoi suscité par ces articles de presse, et les questions aussi légitimes que virulentes qui nous ont été posées au cours de cette campagne ?

Nous ne le pensons pas. Aucun apaisement n’est jamais venu ni du vide, ni du silence. Se comporter comme si rien ou presque n’était arrivé, n’est qu’une façon malhonnête de refuser d’affronter les défis à venir.

Agiter le chiffon rouge populiste du « tous pourris » sans reconnaître l’immense travail accompli aujourd’hui par les confrères élus et les permanents n’est pas davantage responsable.

Pour éviter toute démagogie électorale, l’UJA a constitué un groupe de travail ouvert à tous nos confrères pour entendre les préoccupations de chacun et bâtir le projet le plus complet au-delà de la seule question des avocats missionnés pour lesquels elle appelait depuis des mois à davantage de clarté de la part de l’ordre . (lien hypertexte vers motion).

D’ores et déjà notre constat est clair: il faut sans délai briser les conservatismes et mettre fin à l’entre-soi.

Nous sommes persuadés que la clarté des règles de désignation et de rémunération des avocats missionnés par l’Ordre, sur des critères de pure compétence et non de connivence, relève de l’évidence. Le détail du budget de l’Ordre doit pouvoir être accessible à chaque avocat cotisant, c’est bien le moins que de savoir et comprendre ce que l’on paie et pourquoi.

Cette nécessité de clarté, d’indépendance et d’absence de conflit d’intérêts doit évidemment se décliner dans toutes les actions menées par l’ordre.

Pour permettre à nos règles d’évoluer et que l’Ordre soit au service de tous et non de quelques-uns, votez !

Pour l’UJA ou contre, mais votez !

Parce que le silence n’a jamais réglé aucun problème, et que la bouderie institutionnelle n’est pas une solution.

Refuser le vote, c’est voter pour le statu quo.

Ne pas voter n’est pas une révolte, c’est une faveur pour que rien ne change.

L’UJA refuse le silence, l’immobilisme et l’inaction.

Avec Valence Borgia et les autres élus, notre action commencera grâce à vous les 21 et 22 novembre prochain.
Votez pour l’action, votez UJA.