17 novembre 2020

« Pour moi l’UJA, c’est … »

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Julie Couturier, avocate au Barreau de Paris, candidate au Bâtonnat

Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai présenté serment le 1er mars 1995. J’ai exercé pendant 20 ans dans le même cabinet, au sein duquel j’ai d’abord été collaboratrice avant d’en devenir associée, puis j’ai créé un cabinet de niche consacré à la pratique des voies d’exécution, qui compte désormais trois collaborateurs. Ma vie professionnelle a toujours été menée de front avec des engagements syndicaux (l’UJA, dont j’ai été vice-présidente et dont je suis invitée permanente et la FNUJA dont je suis membre d’honneur), associatifs (Droit et Procédure que j’ai présidée), puis ordinaux (MCO 2009-2011, avec l’investiture de l’UJA).

Qu’est-ce que l’UJA évoque pour vous ?

C’est une famille, ouverte à tous les confrères, au service de tous les confrères.

L’UJA, c’est l’assemblage magique de la réflexion (souvent innovante et prospective) et du travail sur le terrain : la défense des collaborateurs (permanences, défense devant les commissions de l’Ordre) est assurée au quotidien avec efficacité par des confrères investis et bénévoles.

Qu’est-ce que l’UJA vous a apporté ? a changé dans votre vie personnelle/professionnelle ?

Beaucoup de choses ! J’ai connu l’UJA alors que j’étais élève avocate car l’un de mes camarades de série à l’EFB se présentait comme délégué pre-stagiaire à la commission permanente. Cette année-là (1994), la FNUJA organisait son congrès annuel à Paris et je suis venue donner un coup de main pour l’organisation. J’y ai trouvé une famille, moi qui ne suis pas, si l’on peut dire « fille d’archevêque » et je n’ai plus jamais quitté l’UJA.  Je me suis passionnée pour les travaux en commission à l’UJA et à la FNUJA, pour la Revue à laquelle j’ai participé 12 fois et qui est un lieu unique d’amitié et de rassemblement du barreau. L’UJA m’a donc apporté des amis, le goût des sujets professionnels et le sens du travail en équipe. L’UJA a contribué à forger mon engagement au service de mes confrères.

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Xavier Autain, avocat au Barreau de Paris, Elu au CNB, candidat au Bâtonnat

Pouvez-vous vous présenter ?

Xavier AUTAIN, père de 3 jeunes gars que j’adore, et aussi avocat en contentieux depuis 27 ans, élu représentant de nos confrères lors de deux mandats, un au CO (2014-2016), l’autre au CNB (2018-2020), j’aspire à améliorer l’Ordre en le rendant utile, accessible et au service de chacun des avocats du barreau de Paris et c’est pour cela que je me présente, le 24 novembre prochain, aux élections pour le Bâtonnat avec Clotilde LEPETIT.

Qu’est-ce que l’UJA évoque pour vous ?

Une structure qui perdure malgré le passage des avocates et avocats, depuis bientôt un siècle, et qui reste alerte, dynamique.

Des élus qui s’engagent pour notre profession, pour les confrères. Des lignes politiques élaborées après débats, une grande capacité de travail.

Et aussi de l’humour, de l’autodérision, indispensable dans notre métier ; bref, la démonstration que le travail et le sérieux n’imposent pas l’ennui et la morosité.

Enfin, des dizaines de copains, jeunes et moins jeunes, et de nombreux souvenirs professionnels, sportifs et surtout amicaux.

Mais je n’ai jamais été membre de l’UJA, disons qu’il y a un 20 ans on faisait la Conf ou l’UJA, pas les deux, et ayant été Secrétaire de la première… Heureusement cette frontière a disparu depuis.

Qu’est-ce que l’UJA vous a apporté ? a changé dans votre vie personnelle/professionnelle ?

Quand je me suis présenté au Conseil de l’Ordre en 2013, pendant la campagne j’ai noté leur connaissance des problématiques qu’avaient les deux candidats UJA, plus acérée que la nôtre. Par leur formation et le fait sans doute qu’ils venaient d’un mandat au CNB juste avant.

 J’ai pris comme exemple cette exigence pour aborder le mandat au CO puis celui au. Les élus de l’UJA m’ont parfois ouvert l’esprit sur éclairages, des questions dont je n’avais pas identifié tous les contours ou certains enjeux. On trouve toujours un UJA pour discuter, échanger avec vous, quitte à ne pas être d’accord, et ça c’est précieux.

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Vincent Nioré, avocat au Barreau de Paris, candidat au Bâtonnat

Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai prêté serment le 3 février 1983 après avoir été « pré-stagiaire » à l’Ecole du Barreau qui venait d’ouvrir rue du Colonel Combes. J’ai dans la foulée passé le concours de la Conférence et je suis devenu premier secrétaire en 1984. J’ai été membre du Conseil de l’Ordre en 2008 et j’ai exercé deux mandatures au CNB.

Qu’est-ce que l’UJA évoque pour vous ?

L’UJA a toujours représenté à mes yeux une force de frappe pour les jeunes avocats et à l’époque, l’unique force de frappe pour le respect des avocats collaborateurs. Je conserve un souvenir intact et ému de la permanence que faisait au nom de l’UJA notre confrère Bernard CAHEN lors de ma prestation de serment. Il nous interrogeait sur notre contrat de collaboration en nous mettant en garde contre le risque d’exploitation par des patrons malintentionnés et nous posait avec insistance la question de savoir notamment si nous étions payés au tarif UJA.

Qu’est-ce que l’UJA vous a apporté ? a changé dans votre vie personnelle/professionnelle ?

L’UJA a toujours eu valeur de garde-fou et de boussole pour le respect des droits des jeunes avocats comme d’ailleurs des moins jeunes.

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Clotilde Lepetit, avocate au Barreau de Paris, candidate au Bâtonnat

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis une avocate pénaliste, ancienne institutrice. J’ai 44 ans, trois enfants sublimes, et le plus beau cabinet de droit pénal de la place de Paris que j’ai co-fondé avec trois de mes associées et amies :7Bac

J’aime la liberté et les gens qui doutent Et du coup… terriblement notre profession. Je la considère comme la possibilité d’une parole libre et engagée dans une société démocratique comme la nôtre.

Qu’est-ce que l’UJA évoque pour vous ?

L’UJA pour moi c’est, comme pour vous sans doute, un syndicat de jeunes qui fait bouger les lignes, celles de l’égalité des chances surtout.

L’UJA c’est aussi la revue qui fait rire et qui pique là où ça mérite.

L’UJA ce sont aussi des ami(e)s dont je ne ferai pas la liste. Je n’aime pas le name dropping. UJA ce sont de belles rencontres à l’Ordre comme au CNB qui m’ont, avec d’autres, enrichies.

Qu’est-ce que l’UJA vous a apporté ? a changé dans votre vie personnelle/professionnelle ?

Des ami(e)s, des chansons dans la tête et des souvenirs d’échanges qui font qu’on sait à cet endroit qu’on n’est pas toute seule parfois à ne pas se sentir forte.

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Slimane Laoufi, Conseiller diversité et lutte contre les discriminations auprès de la Ministre chargée de l’égalité et la diversité

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Conseiller diversité et lutte contre les discriminations auprès d’Elisabeth Moreno, Ministre Déléguée auprès du Premier Ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances. J’étais auparavant chargé de Pôle au Défenseur des Droits.

Qu’est-ce que l’UJA évoque pour vous ?

Ayant intégré la HALDE en 2006, j’ai eu à m’occuper des questions de discriminations dans le secteur privé jusqu’en 2020 au sein du Défenseur des droits.

A cette occasion, nous avons été sensibilisés par l’UJA aux questions des discriminations au sein de la profession d’avocat. Outre des dossiers individuels, il nous a paru essentiel de mener une grande enquête avec la FNUJA sur les conditions d’exercice de la profession en interrogeant sur l’ensemble des discriminations pouvant malheureusement exister (en raison du sexe, de l’origine, de l’orientation sexuelle etc.).

Qu’est-ce que l’UJA vous a apporté ? a changé dans votre vie personnelle/professionnelle ?

Grâce à l’UJA, une prise de conscience et des actions fortes ont pu voir le jour. Elles continuent aujourd’hui et elles honorent leurs promoteurs.

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Catherine Saint Geniest, Avocate au Barreau de Paris, ancienne Membre du Conseil de l’Ordre

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis co-managing partner de JEANTET, cabinet français implanté à l’international qui va avoir 100 ans en 2024. Je suis en charge de la pratique de droit immobilier. Entre 2010 et 2012, j’ai été membre du Conseil de l’Ordre.

Qu’est-ce que l’UJA évoque pour vous ?

J’incite toujours les jeunes avocats à participer à la vie de notre Ordre, par exemple dans le cadre de syndicats. Lorsque j’enseigne la déontologie à l’EFB, je rappelle aussi l’assistance gratuite qu’offre l’UJA aux collaborateurs rencontrant des difficultés. Et je fais la pub de la Revue !

Qu’est-ce que l’UJA vous a apporté ? a changé dans votre vie personnelle/professionnelle ?

J’ai travaillé avec les élus UJA dans le cadre de mes fonctions à l’Ordre ; ce sont des MCO collectifs et très impliqués dans leur mandat. J’ai aussi pu apprécier le travail constructif des référents collaborateurs dans le cadre de la commission Difficulté d’Exercice en Collaboration. 

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Nino Arnaud, Avocat au Barreau de Paris

Pouvez-vous vous présenter ?

Nino Arnaud, Avocat depuis janvier 2017, installé depuis début 2020 et désormais associé à un futur grand. Passionné par cette magnifique profession.

Qu’est-ce que l’UJA évoque pour vous ?

Spontanément, le droit à une rétrocession décente à la sortie de l’école.

Qu’est-ce que l’UJA vous a apporté ? a changé dans votre vie personnelle/professionnelle ?

J’ai fait appel à l’UJA à la suite d’une fin de collaboration très délicate, en contactant Carole Painblanc, qui m’avait été recommandée par une consœur ayant vécu une situation comparable. Elle m’a apporté un précieux soutien et toute son expérience en la matière, afin de traverser cette sale période et de repartir de plus belle.

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Olivier Bernheim, Avocat au Barreau de Paris, Président d’honneur de l’UJA de Paris

Pouvez-vous vous présenter ?

Après du syndicalisme lycéen, puis universitaire, et mon entrée dans la profession, en prêtant, en me tordant le nez, un serment qui me paraissait imbuvable car incompatible avec notre exercice, j’ai été l’un des 3 sélectionnés pour participer à la Coupe de l’éloquence de l’UJA, en avril 1974, remportée brillamment par Michel SOLANET, futur 1er secrétaire de la Conférence.

Je souhaitais un engagement professionnel qui ne soit pas politiquement marqué.

Dans une sorte de renvoi d’ascenseur, j’ai alors adhéré à l’UJA, où l’on m’a bientôt proposé de présenter ma candidature à la Commission permanente, en juin 1974.

Membre de la CP de 1974 à 1994, délégué au Comité central FNUJA de 1975 à 1985, secrétaire général FNUJA de 1976 à 1979 (Présidents Bernard CAHEN, Pierre VERON puis Eric BOYER), Président de l’UJA (1981-1982), vice-Président FNUJA de 1983 à 1985, membre du groupe de travail du Sénateur Edgard TAILHADES (Parlementaire en mission, 1984-1985), Membre du Comité exécutif de l’AIJA de 1982 à 1994, Président du Comité SOS-Avocats de l’AIJA de 1988 à 1994,  Membre du Conseil de l’Ordre (1985-1988). La présidence du Comité SOS-Avocats m’a amené à aller défendre notre Confrère Nicolas TIANGAYE, poursuivi disciplinairement, pour de pures raisons politiques, à BANGUI (République centraficaine).

Qu’est-ce que l’UJA évoque pour vous ?

L’avenir de la profession, l’imagination, l’audace de la jeunesse, l’exigence, mais aussi l’amitié et la solidarité.

Qu’est-ce que l’UJA vous a apporté ? a changé dans votre vie personnelle/professionnelle ?

De fortes amitiés au sein de la profession, une ouverture sur les problèmes de la profession et de la Justice, la rencontre de Magistrats de qualité.

L’UJA m’a permis de participer à de multiples combats : vote des stagiaires ; réforme du serment et du délit d’audience ; combat contre la Loi « Sécurité et Liberté » ; bataille contre le maintien ad aeternam des anciens Bâtonniers au Conseil de l’Ordre ; création de la première centrale d’achats (GADA) ; ouverture des services du Tribunal le matin ; réforme des élections ordinales ; réforme de l’article 901 CC ; etc.

Avec Bernard CAHEN, Jean-Paul CLEMENT, François de La VAYSSIERE et Michel GUILBERT, j’ai participé à la création du Championnat de ski des Avocats et Magistrats (aujourd’hui SKILEX).

Parmi les combats perdus, seul de mon avis, je n’ai pas su convaincre nos instances, au printemps 1983, dans le cadre de la réforme de l’AJ, de choisir la rémunération à un taux normal d’un type de procédure (en l’espèce la défense des mineurs), plutôt que le saupoudrage : la profession, unanime, sans aucune vision politique, s’est précipitée sur le saupoudrage. Ce fut pour moi un bel exemple de choix funeste, j’ose dire imbécile, que l’on trimbale près de 40 ans plus tard. L’occasion a été superbement perdue de faire adopter le principe qu’au titre de l’AJ, l’avocat devait être rémunéré à un taux normal. C’est un douloureux regret de ne pas avoir fait comprendre l’importance, pourtant essentielle, d’une telle reconnaissance.

J’ai dirigé les travaux, menés au pas de charge, pendant 2 mois sans avoir reçu le permis, risque assumé par le Bâtonnier Philippe LAFARGE, de construction du centre de formation de la rue de Charenton.

Mais je ne parle pas ici, puisque ce n’est pas le sujet, de mon expérience au Conseil de l’Ordre.

Tout cela m’a ouvert l’esprit, permis de belles rencontres, et j’ai surtout pu faire aboutir des projets qui ont fait progresser l’exercice professionnel.

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