UJA toujours jeune !

ou expérience vécue d’un séminaire par Constance IWEINS-LE GAC et Sylvain PELLETREAU [entrés à la Commission Permanente de l’UJA respectivement en 2003 et 2004]

"POUR L’AVOIR VECU DE L’INTERIEUR"

Union des JEUNES Avocats ? c’est-y quoi ?

Un rassemblement d’avocats en mal d’amis ? Un regroupement de « djeun’s »dont le seul objectif est de faire la teuf ? l’anti-chambre du conseil de l’Ordre ?



A quoi bon y participer et perdre notre temps, alors même que nous sommes débordés par nos activités, nos préoccupations, pour certains harcelés par nos maîtres de stages qui conscients de la difficulté de trouver une collaboration actuellement n’hésitent pas à fouler aux pieds les principes même de la collaboration libérale et les obligations du stage ?

La justification en est simple. Si l’on ne se soucie pas du devenir de notre profession, personne ne le fera pour nous. Il est donc nécessaire de s’investir, de passer du temps à réfléchir sur notre statut et à proposer des mesures pour son évolution, afin que notre profession soit encore respectée car respectable.

Ne laissons donc pas le train de la réforme passer à côté de nous, alors que nous avons l’opportunité d’y jeter un grain de sel, tentant ainsi d’améliorer nos conditions d’exercice dont certains trouveront actuellement à se plaindre.

Si nos préoccupations et nos inquiétudes sont légitimes, elles resteront stériles et inutiles si nous ne les exprimons pas.

L’UJA nous offre ce cadre de réflexion, un laboratoire d’idées et de méthode pour se faire entendre.

Pour les plus jeunes, l’UJA est d’abord une vraie aventure humaine.

En effet, lâchés comme nous le sommes au milieu du Palais et de ses 18 000 avocats, il est important d’avoir un repère, des gens à qui demander conseil, de se sentir épauler.

L’UJA offre tout cela.

C’est ensuite un lieu où les anciens sont accessibles pour transmettre les traditions tout en nous encourageant, parfois (si,si !), à pousser les idées les plus subversives.

L’UJA demeure le seul syndicat professionnel tourné vers les plus jeunes et doit rester à leur service.

Ces quelques idées, simples mais fortes,ont été réaffirmée avec force lors du week-end de la commission permanente et soutenue par les plus anciens, heureux de constater que l’UJA demeurait un vivier d’énergies, parfois rebelles, mais toujours positives.

C’est cette richesse humaine qui permet à l’UJA d’être à la fois au cœur des réalités de la profession et à la fois précurseur pour proposer les mesures nécessaires à l’évolution de notre profession.

Cette réflexion n’est pas une logorrhée de quelques avocats entre eux ; il s’agit de la réflexion que nous devons tous mener en tant qu’avocat, au bénéfice de tous nos confrères.

Une profession qui ne va pas de l’avant est condamnée à mort d’avance. Mais elle ne peut pas le faire sans vous, sans nous, sans connaître ce que nous voulons faire ensemble de notre exercice professionnel demain. C’est aux plus jeunes de faire preuve d’idées innovantes pour s’adapter aux nouveaux modes d’exercice de la profession. C’est à nous de venir préparer notre avenir, et nous croyons que l’UJA nous donne la parole et les moyens de nous faire entendre.

En effet, c’est grâce à ses membres venus de tous horizons de la pratique de notre profession que les différents besoins et aspirations peuvent être appréhendés et que des issues peuvent être recherchées.

A défaut, nous serions en proie au syndrome du mouton de l’ami Panurge qui, trouvant que la plage était plus belle en bas invita tous ses congénères et amis à sauter de la falaise !

Constance Iweins-Le Gac
Sylvain Pelletreau